Mes parents sont athées, je n’ai donc pas été baptisée à l’église mais seulement à la mairie.

Je n’ai pas été élevée dans la religion, cependant j’ai eu droit à « La Bible pour les enfants » que j’ai peut-être feuilletée une fois ou deux. 
Les seules personnes qui m’ont parlé de religion quand j’étais enfant sont mes copines qui allaient au catéchisme et ma grand-mère maternelle.
Ma Mamie (de Marseille, oui c’était son nom) m’a parlé de religion, j’étais petite je ne me souviens plus trop. Peut-être était-ce moi qui lui en ai parlé en premier en voyant son chapelet, peut-être elle. Peut-être qu’elle m’en a parlé parce qu’elle se savait mourante, peut-être que ça n’a rien à voir. Peu importe, en tout cas elle m’a convaincue. J’ai voulu me faire baptiser et aller au catéchisme comme mes copines. Et puis elle est morte et je me suis dit « Si la seule personne qui a pu me donner envie de croire meurt, c’est que ça n’a pas de sens« .

Bref, maintenant je suis hermétique à la religion. Je respecte chacune d’entre elles et comprend qu’on ai le besoin de croire pour avancer, pour se fixer des règles et/ou des objectifs de vie, pour se rassurer quand on perd quelqu’un ou quand on pense à la mort. Je comprend mais je ne crois pas, simplement. Je suis « vaccinée » contre la religion je crois.

Si je devais résumer mon ressenti, cette citation de Stephen King dans La Peau Sur Les Os (super livre au passage !) ferait l’affaire parfaitement :

« La morale de cette histoire, William, c’est qu’il y a des bonshommes (et ils sont nombreux) qui ne croient pas à ce qu’ils voient, surtout si ça va à l’encontre de leurs appétits ou de leurs convictions. Moi, je ne crois pas en Dieu. Mais si Dieu m’apparaissait auréolé de gloire, je croirais en lui, je ne me contenterais pas de m’exclamer : « Putain, quel trucage génial ! » pour moi, un con, c’est quelqu’un qui ne croit pas à ce qu’il voit. C’est mon opinion et je la partage. »

J’étais prête pour mon chéri à me marier à l’église. Je l’aurai fait si il en avait ressenti le besoin. Mais les choses étant ce qu’elles sont et la vie pas toujours toute rose, je crois qu’il est devenu aussi fermé que moi vis-à-vis de la religion, peut-être même plus. Pour le mariage c’est réglé : le jour où on se mariera, ce sera à la mairie et très probablement avec une cérémonie laïque.


Mais revenons-en au sujet de départ : le (non) baptême de ma fille.
Non elle ne sera pas baptisée. Ni à l’église ni à la mairie. 
Commençons par le plus simple : la mairie, pourquoi pas ? Parce qu’il n’y a pas d’autre utilité que de faire une jolie fête, tout simplement.

Le baptême civil n’est prévu par aucun texte. Il n’a pas de valeur légale et ne lie pas les parrains et marraines par un lien contractuel. L’engagement qu’ils prennent de suppléer les parents, en cas de défaillance ou de disparition, est symbolique. Il s’agit toutefois d’un engagement moral fort vis-à-vis du filleul.


Pour l’église vous l’avez compris, nous n’en avons pas vraiment envie pour des raisons évidentes de croyance (ou de non-croyance en fait). 
Et puis si ma fille décide un jour de croire en quelque chose, elle aura le choix de sa religion. Je ne lui apprendrait pas une religion plus qu’une autre comme je ne lui « interdirais » de croire en une religion si c’est son « choix ». 

Certains croyants disent que les enfants non-baptisés n’iront pas au paradis si il leur arrivait quelque chose.
Alors si j’étais croyante je penserai : 
– que le dieu en qui je crois est bon et qu’il ne laisserai jamais arriver quelque chose de mal à ma fille.
– qu’un dieu est bon et qu’il ne peut pas envoyer en enfer un enfant innocent sous prétexte que ses parents n’ont pas la foi.

Pour résumer,  ma fille ne sera pas baptisée. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un super parrain et une super marraine… autre sujet de débat ! 

… Suite au prochain épisode …