Non on se calme, pas de rupture à l’horizon ! J’ai juste passé 15 jours sans mon chéri qui était sur Paris pour formation.

15 longs jours que j’appréhendais énormément… Déjà parce qu’on est ce genre de couple insupportables un peu trop fusionnels et en plus parce que j’allais devoir gérer notre petite boulette, la maison et le boulot toute seule… Et pour finir parce que ça allait être la première fois qu’on la faisait garder 5 jours sur 7. Bref l’angoisse quoi.

La première semaine nous l’avons passé toutes les deux car j’étais arrêtée à ce moment-là, elle n’a pas été bien compliquée même si on dormait peu. Nous avons profité l’une de l’autre et malgré la semaine difficile : beaucoup de pleurs et des nuits très agitées. Je l’ai laissée pour la première fois une nuit et une journée pour les E-fluent (mince je n’ai toujours pas fait l’article sur cette journée de fou !).

La seconde semaine j’ai repris le chemin du travail et ma fille celui des maisons des grand-mères.

Mes horaires changeantes, les pleurs de ma fille, le stress de la faire garder autant, le blues d’être sans lui,… ont eu raison de moi et cette semaine a été vraiment très dure…

Levée tôt pour nous préparer, l’amener chez l’une ou l’autre de ses mamies, aller bosser, rentrer plus ou moins tard, lui donner le bain, la faire manger et… tenter de l’endormir encore et encore car elle ne dormait plus ! Je la couchais souvent entre 22h30 et 23h30 après ça il me restait à avaler un truc (souvent n’importe quoi), faire un minimum de ménage, préparer ses affaires et les miennes pour le lendemain et me laver. Puis me coucher à minuit et demi en moyenne pour être réveillée plusieurs fois pour des câlins nocturnes.

Alors j’ai culpabilisé, beaucoup :

  • De la lever tôt (6h30) ou de rentrer si tard (finir à 20h, aller la chercher et rentrer à 21h) alors qu’elle était si bien cadrée.
  • De la faire garder autant pour faire un boulot qui ne m’enchante plus.
  • D’être mal car… « A son âge les enfants sont des éponges à émotion ! Tu es trop stressée c’est pour ça qu’elle dort mal ».
  • De ne pas réussir à gérer toute seule comme Ô combien de mamans célibataires,
  • De crier la nuit quand elle ne dormait pas et que je n’arrivais pas à dormir plus de 5h par nuit (pas d’affilé bien sûr…).
  • Et j’ai culpabilisé de culpabiliser : plus de stress pour moi donc plus de stress pour elle.

Finalement elle a eu des maux de ventre, régurgitations, fesses rouges et diarrhées qui n’ont rien eu à voir avec mon foutu stress mais plutôt avec un dent (la septième) qui a pointé le bout de son nez, d’où les pleurs nocturnes et le bébé-glu qu’elle a été.

Cette semaine-là n’a pas vraiment été facile et j’avoue m’être sentie totalement dépourvue, incomprise et débordée. Heureusement que ma maman de cœur a pu me faire des petits pots pour ma fille (car le blédina a fini par terre, les trois autres sont toujours au frigo).

Bref, maman célibataire : j’ai testé, et j’ai échoué !

Mais il y a eu ces moments-là. Vous savez ces moments où plus rien ne va, qu’on s’assoit sur le canapé, qu’une larme coule et que bébé se retourne et rigole : simplement. Ces moment-là où elle ne dormait pas mais pendant lesquels elle était dans mes bras et me regardait dans les yeux comme pour comprendre ce qui pouvait tant me tracasser. Nos innombrables fous rires. Ces moment-là où je revenais du travail et qu’elle se mettait à rire en me voyant. C’est moment-là où, malgré la fatigue, je me rendais compte que c’était juste de mes bras et d’un câlin dont elle avait besoin.

Prions pour que la prochaine semaine de formation du chéri se passe mieux ! 😉

Pour finir, je tiens à tirer mon chapeau à toutes les mamans célibataires. Bravo Mesdames, devant mon échec cuisant de ma semaine de maman solo, je vous félicite pour tout ce  que vous faites !


N’oubliez pas le concours ici : 

Concours Kestumdis jusqu’au 14 décembre.