Drôle de question n’est ce pas ?

Parfois je me la pose quand je sens l’envie de crier

« Mais c’est notre fille ! »

Pourquoi devrais-je rappeler que notre fille est bel et bien la notre ? Simplement parce que les gens pensent trop souvent qu’ils ont un droit de regard voire même un droit de décision quand à son éducation… Mais non, notre fille n’est ni à vendre ni à louer, nous sommes ses uniques parents.

J’accepte bien volontiers les conseils, j’accepte un peu trop souvent de me remettre en question et de revoir ma copie si on m’explique en quoi faire autrement est meilleur pour ma fille,… Mais je n’accepte vraiment pas que l’on juge nos choix, je n’accepte pas que l’on se mette entre nous et notre fille, je n’accepte pas qu’on critique nos décisions éducatives ou non d’ailleurs. Nous ne prenons aucune décision qui la mette en danger et je serai reconnaissante si on me démontrait que mon attitude est dangereuse pour elle le jour où je fais quelque chose de travers.

Pendant la grossesse j’ai entendu des critiques parce que j’étais alitée et n’ai pu travailler que quelques jours dès le 2ème mois. La grossesse n’est pas une maladie, certes mais certaines grossesses n’arriveraient pas à terme sans autant de précaution.

Le choix du prénom n’a eu que peu de critique puisque je ne voulais pas le dire pour éviter que les gens donnent leur avis. Finalement ils l’ont su très tôt mais tout le monde savait que je ne voulais rien entendre. Cependant les « ah non surtout pas ça ! » ont été présents lorsque nous hésitions encore. Les seconds prénoms ont créé des tensions aussi… Comme si ça regardait quelqu’un d’autre que nous et notre fille…

Le choix du parrain et de la marraine, le choix du « non-baptême » religieux a été sympa aussi… Il a été plus difficile d’imposer notre choix que de le faire, y’a de quoi s’énerver non ?

Le choix de la non-violence éducative, de ne pas crier (oui des fois je m’emporte, bien entendu !) et de ne pas laisser pleurer je vous en ai parlé plusieurs fois aussi… C’est sûrement un des points qui m’énerve le plus.

Le fait de ne pas vouloir qu’elle regarde la télévision est encore difficilement compris. Non elle ne regarde pas La Maison de Mickey ou la Pat Patrouille, en tout cas pas en ma présence ni avec mon accord… Bien sûr qu’il m’arrive de la laisser devant la télé pour la calmer cinq minutes dans les moments difficiles ou parce que j’ai vraiment besoin de cinq minutes de tranquillité ! D’ailleurs cette semaine, je suis rentrée de ma journée de travail (premier jour des soldes…) et elle ne faisait que chouiner car trop fatiguée de sa journée sans sieste, après avoir tenté de jouer avec elle sans succès j’ai allumé la télé et j’ai pu me détendre un peu avec elle.

Des exemples j’en ai des milliards, je pourrai presque écrire un livre pour décrire toutes ces situations où j’ai eu envie de crier :

Mais c’est notre fille, ce sont nos choix, ça ne regarde que nous et elle!

Nous sommes ses parents, nous ferons des erreurs et nous en avons probablement déjà fait. Mais peu importe, j’ai une idée fixe qui me guide : si on se trompe en suivant nos valeurs, notre instinct, on se dira qu’on ne savait pas mais qu’on a fait du mieux possible. Si on se trompe en suivant les conseils des autres on s’en voudra de ne pas avoir cru en nous.