Il m’arrive de me sentir jugée. Jugée pour mes convictions, pour mon rêve d’un monde meilleur, pour ma croyance qu’un jour les hommes seront meilleurs, que nos enfants doivent être élevés dans la bienveillance, le respect et non pas éduqués dans la crainte,…

Je lis beaucoup les blogs, les magazines, les livres,… J’aime apprendre de nouvelles choses et partager avec les autres.

Un jour, j’ai voulu partager une remarque faite par un collègue de travail. Il m’avait dit :

« Je préfère avoir un garçon, j’aurai trop de mal à taper ma fille quand elle fera des bêtises. »

Je lui ai rapidement expliqué qu’on pouvait gérer les bêtises sans taper. Il a eu l’air surpris, n’était pas trop convaincu mais intéressé. La discussion fut très courte puisqu’on était occupés, mais j’ai vu que quelque chose avait fait TILT.

On peut faire autrement, non il n’était pas au courant.

Ce collègue de travail est un jeune homme respectueux, toujours prêt à nous aider, gentil et ouvert d’esprit.

J’ai partagé cette anecdote sur Twitter, non pas pour le dénoncer mais pour partager cette vision des choses entre trop répandue : la violence est la seule réponse face aux bêtises des enfants.

Les réponses m’ont choquée, je me suis sentie agressée par cette communauté prônant la non-violence éducative !

Mon collègue de travail a été jugé violent, arriéré. Quelqu’un a même dit que s’il envisageait déjà de taper ses gosses alors qu’il n’en a pas, il valait mieux qu’il n’en fasse pas ! Je ne me souviens pas de tout, j’ai quitté le groupe, déçue et en colère.

Il sera j’en suis sûre un super papa, il cherchera à faire du mieux qu’il le peut en fonction de ce qu’il sait, comme la majorité des papas.

Je souhaite que les enfants soient élevés dans la bienveillance et le respect et je rêve d’un monde sans violence physique ou psychologique envers les enfants. Pour cela je parle autour de moi, je discute et je partage des ressources qui m’ont aidée, qui m’ont guidée, qui m’ont permis de faire autrement que ce que j’ai vécu. Je ne juge pas car je comprend qu’on puisse ne pas savoir comment faire autrement et surtout qu’on puisse ne pas savoir qu’il est possible de faire autrement.

Je me suis sentie aussi incomprise par ce groupe qui semblait partager mes valeurs que par ceux qui sont clairement contre.