Pour certain(e)s, l’envie du second est loin, très loin après l’arrivée du premier. Certaines mamans à qui on pose la question  « Et le second ? » (oui les gens adorent demander ça dès la sortie de la maternité) répondent sans hésitation :

« Ah non ! Pas de second ! »

Puis elles nuancent parfois par un « ou alors dans quelques années… »

Ce n’est pas mon cas. Tout juste quelques jours, quelques semaines après l’accouchement que je songeais déjà au second. Ma cousine a annoncé sa seconde grossesse lorsque ma fille avait 4 ou 5 mois, j’ai été jalouse avant d’être contente pour elle. En écrivant cela j’ai l’impression d’être une mère indigne qui n’aime pas assez sa fille et désire un autre bébé pour compenser… Mais non j’aime ma fille d’une façon que je n’aurai pas cru possible. Et cette bouffée d’amour et de bonheur j’en veux encore.

Je vous l’ai déjà dit, j’ai adoré être enceinte. Pourtant alitée, je me suis ennuyée et je ne pouvais rien faire, j’aurai dû être inquiète mais j’étais sereine et porter un bébé dans mon ventre a été magnifique. Peut être les hormones ! 😉 J’ai aimé la sentir bouger, sentir son hoquet même si elle m’empêchait de dormir, j’ai adoré la sentir répondre aux ronronnements de mon chat, s’apaiser lorsque son papa posait la main sur mon ventre (même si il se vexait),…

J’ai bien vécu mon accouchement, je ne vais pas dire que j’ai aimé ça mais j’en garde un bon souvenir. Je n’ai pas de mot pour vous décrire le bonheur lorsque je l’ai vu pour la première fois et prise dans mes bras (Oh, une larme au coin de mon œil).

Les premiers jours, les premières semaines, les premiers mois… Tout a été parfait ou presque. J’ai l’habitude de dire « j’ai un bébé parfait » pourtant elle pleure parfois (rarement), elle ne dort pas toujours très bien, elle passe quelques crises/phases très difficiles à vivre,… Mais je l’aime toujours autant et je suis toujours aussi comblée de bonheur (mais fatiguée… et parfois énervée !).

Aujourd’hui ma fille a un an et même si elle demande beaucoup de temps, de câlins, de jeux, de patience,… Même si elle me fatigue, que je ne dort pas beaucoup et qu’elle est collée à moi ma petite arapède, l’envie reste là.

Ces derniers temps l’envie est encore plus présente… Depuis septembre il y a eu quatre naissances dans mon entourage plus ou moins proche et ces heureux événements n’y sont sûrement pas étrangers.

Malheureusement les conditions matérielles ne sont pas réunies et le papa est beaucoup plus raisonnable que moi.

Il n’y aura pas de second pour le moment.

Mais vous l’aurez compris, ce n’est pas l’envie qui manque…