Plus que deux mois…

Dans deux mois mon congés parental prendra fin et je devrais laisser ma fille pour retourner travailler…

Comment vous dire… J’angoisse à mort. Pourtant elle sera bien gardée : 2 jours chez mamie M., 2 jours chez mamie C., un jour avec moi, le samedi avec son papa et le dimanche avec nous deux. Je n’ai pas peur de la laisser garder, je sais que ses mamies (plusieurs fois mères) s’en occuperont très bien, avec toute l’attention qu’il faut et plus d’amour que nécessaire.

Mais j’ai l’angoisse, la boule au ventre, le stress qui monte, l’estomac qui se noue à l’idée simple de laisser ma fille une journée entière (alors 5 par semaine je ne vous raconte même pas…).

J’ai besoin d’être avec elle, de la voir, de l’entendre, de la nourrir, la changer, la coucher, jouer avec elle, chanter du matin au soir,…

Je ne veux rien rater : je veux être la première (avec son père bien entendu !) à la voir ramper, marcher à quatre pattes ou sur son petit cul, se mettre debout, faire ses premiers pas, prononcer son premier mot,… Je ne veux laisser ça à personne ! J’ai envie de dire que ces choses-là « nous appartiennent », que c’est notre bébé et qu’on mérite de voir ça avant tout le monde, qu’on mérite de profiter de chaque instant avec elle.

Oui je sais que personne ne me la prend, je sais que personne ne me force… Mais mon banquier que je ne connais pas commencerai à se manifester si je restais à la maison à m’occuper de ma fille jusqu’à ses 3 ans… Parce que maintenant, une femme ça doit travailler, ça doit être une working woman, ça doit être ambitieuse, aimer sa carrière et vouloir son indépendance.

Bin moi je suis rétro : j’ai envie de rester à la maison pour m’occuper de ma fille, de ses futurs frères et sœurs. Mais aujourd’hui vivre avec un seul salaire n’est plus possible… Peut être que beaucoup vont dire « Oh la feignasse qui ne veut pas bosser ! » mais je m’en fou, je sais qui je suis, je sais que je ne suis pas ambitieuse et que ma vie de famille est mille fois plus importante pour moi que ma carrière (et surtout je sais pourquoi je suis comme ça).

Voilà, un article en vrac écrit en 5 minutes pour vider mon sac après une journée à entendre les mamies s’impatienter de garder ma fille… Elles sont adorables, elles l’aiment et veulent la voir souvent mais ce soir je suis vidée et j’aurai préféré ne pas entendre parler de ce jour où « elles auront enfin la petite »