Vu la température extérieure et le soleil qui faisait son charmeur, j’ai décidé de reporter encore l’activité que j’avais prévue avec ma boulette pour l’amener au parc.

Allez hop ! On met les chaussures, pour son plus grand plaisir, je ne prend même pas le temps de me maquiller, trop la flemme et puis il n’y a jamais personne à ce parc de toute façon. J’embarque des lingettes, une sucette, son doudou, des galettes et de l’eau et c’est parti.

Cinq petites minutes de marche plus tard nous voilà arrivées. Il y a du monde… Zut ! Je suis en « mode asociale » aujourd’hui et j’avais oublié que c’était les vacances. Tant pis, je ne vais pas faire demi-tour alors qu’elle commence à s’exciter dans sa poussette parce qu’elle entend des cris d’enfants et veut courir avec eux.

Tout se passe bien, pas froussarde elle court jouer au milieu des plus grands, essaie de monter l’escalier du toboggan dès qu’il est libre mais préfère faire sa curieuse et courir après les garçons. Un petit garçon de trois ans, très gentil, s’est amusé à lui montrer tout ce qu’il savait faire et lui expliquer comment monter les escaliers, escalader, descendre du toboggan et même le remonter, etc.

Ce gentil garçon a fini par partir. Elle a donc couru après un autre, un peu plus petit : elle s’amusait à le suivre c’était assez marrant ! Sa mamie est même venue me proposer une galette pour Yuna en pensant qu’elle le suivait pour ça. Hi hi.

Une autre mamie, une dame plus jeune et des enfants beaucoup grands sont venus s’installer avec un petit chien. Ma fille habituée au boxer et au berger allemand de mes parents est allée le voir, il s’est mis à aboyer méchamment… La grand-mère m’a jeté un regard noir comme si j’étais inconsciente de laisser jouer ma fille dans ce mini-parc trop près de son chien. Le monde à l’envers quoi.

Les grands enfants ont fait quelque chose alors que ma fille était à côté, je n’ai pas vu quoi, j’ai juste vu la fille par terre. La mère excédée s’est levée en criant, la main en l’air, en les menaçant. Je n’ai pas regardé la suite, mais je suis persuadée à 100% qu’ils se sont pris « une bonne rouste« .

J’ai soulevé ma fille pour détourner son regard.

Comment lui expliquer qu’une maman tape ses enfants ? Je dois lui dire quoi si elle me montre la scène du doigt ? « Tu vois, les enfants étaient méchants alors leur maman les a tapé ? » ou « la petite fille est tombée, elle s’est même peut être fait mal, mais leur maman est fatiguée et en a marre de les entendre faire du bruit et bouger autant donc elle les a tapé, maintenant qu’ils boudent sur le banc elle peut discuter tranquillement ».

Je suis peut être trop naïve, peut être trop utopiste mais j’ai bien l’espoir de ne pas lui apprendre à nous écouter en tapant.

J’aimerai ne pas avoir à réfléchir comment lui expliquer pourquoi une mère ou un père tape son enfant.

J’aimerai qu’on ne me demande pas « Et son père, il est d’accord ? » quand je dis que je suis contre la violence éducative, contre le fait d’imposer des règles trop rigides pour tout et n’importe quoi, pour son autonomie et le fait qu’elle puisse choisir certaines choses même à  15 mois (et depuis qu’elle sait s’exprimer).

J’aimerai un monde meilleur.