C’est bête à dire, ça doit être un peu bête à lire peut être aussi. Je ne sais pas, vous me direz.

Depuis la naissance de Yuna, j’ai l’impression d’avoir un but. Il est encore un peu flou, il se précise au fil du temps.

J’aimerai pouvoir faire en sorte, à ma petite échelle, de montrer autour de moi qu’on peut faire autrement avec les enfants, avec nos enfants.

Qu’on peut dire non à la violence éducative en tout premier lieu. J’en ai déjà parlé plusieurs fois ici (la non violence éducative, facile à dire !), là (les violences ordinaires) ou encore là (l’éducation autoritaire et violente vue par l’enfant) et probablement dans d’autres articles encore !

Qu’on peut laisser le choix aux enfants dès leur plus jeune âge, les laisser prendre des décisions qui n’impacte en rien leur bien-être sans en faire des « enfants rois ».

Que non, les bébés ne font pas de caprices mais expriment leur ressenti. Qu’il est difficile pour eux de comprendre ce qui se passe en eux et encore plus de l’exprimer.

Que l’on peut, non que l’on doit, apprendre à nos enfants à exprimer leurs émotions et leurs ressentis plutôt que de leur demander de faire ce qu’on leur demande sans rien dire.

Que l’on peut apprendre autrement, en s’amusant. Qu’être propre à 3 ans tout pile ou marcher avant 13 mois n’est pas indispensable, qu’il faut laisser le temps aux enfants d’avoir envie d’apprendre.

Que prendre son enfant dans les bras dès qu’il en ressent le besoin n’est pas le rendre capricieux mais lui apporter toute la sécurité affective dont il a besoin.

Je n’ai pas l’intention de sauter sur chaque personne qui raisonne ou agit différemment de moi, ni de faire des petites réflexions culpabilisantes. Mais je parle tant que je peux autour de moi de ma vision des choses, j’essaie d’agir dans ce sens et de toucher le maximum de personne. J’essaie aussi, ce n’est pas facile, de travailler sur moi lorsque j’agit en dehors de mes valeurs : pourquoi est ce que je fais ça ? pourquoi est ce que je met autant en colère pour si peu ?

Finalement, ce n’est pas que mon but est flou, c’est qu’il est tellement large : j’aimerai rendre les enfants heureux et conscients de l’être.

Peut être pour qu’ils ne grandissent pas, comme moi, en se disant que leur enfance n’est vraiment pas une partie de plaisir.