Allaiter ou ne pas allaiter ?

Une question que je me suis posée assez rapidement, une fois passée l’euphorie de la découverte de ma grossesse.

Les photographies, illustrations, articles de mères allaitant leur bébé, dans un halo de douceur, sérénité, de plénitude.

Cette image renvoyée de « maternité complète » à travers le sein donné à son enfant.

J’y ai pensé, réfléchi. Beaucoup. Qu’il fallait que j’allaite.

Oui, qu’il le « fallait », parce que c’était ce qu’il y avait de meilleur pour ma future môme, que je voulais être une « bonne mère » et que c’était quelque chose de naturel.

Le sein nourricier plein d’amour, poser son regard sur son enfant « ivre de lait », comme on dit. Et se sentir à son tour ivre, ivre de bonheur.

J’avais envie d’allaiter.

De nourrir mon enfant, de connaître moi aussi ces moments de complicité, de fusion totale, enfin ce que j’en avais imaginé.

J’avais surtout envie d’avoir envie d’allaiter.

Parce qu’au fond de moi, je sentais que je n’allais pas allaiter.

Que l’allaitement me faisait peur, m’intimidait et me semblait bien plus compliqué que de donner le biberon.

Que mon extrême pudeur et mon inexpérience (de nullipare) me bloquaient également.

Et puis, si je n’y arrivais pas ?

J’en ai discuté avec la sage-femme qui me suivait. Faire comme on le sentait, c’était ça le meilleur pour son enfant.

J’ai repensé à ma belle-sœur qui allaitait et qui a dû arrêter à cause d’un traitement contre une infection. Elle était extrêmement triste.

J’ai repensé à ma mère, ma grand-mère, mes tantes, qui elles, n’ont pas allaité. Que les liens avec leurs enfants n’en sont pas moins forts et que personne ne leur a jamais reproché d’avoir donné le biberon plutôt que le sein.

J’ai repensé au médecin, à la sage-femme, puis au personnel de la maternité, qui m’ont toujours encouragée à écouter mon ressenti, en ne me mettant jamais la pression.

Alors, quand la Môme est née, une nuit d’avril 2014,  je me suis écoutée.

J’ai regardé son Papa lui donner un biberon, qu’elle a tété doucement. Un minuscule biberon, son tout premier.

Et j’ai compris que j’avais pris la bonne décision.

Celle de ne pas allaiter.

 


Cette article a été écrit par Fanny de Mômes et Merveilles pour le projet « J’irai bloguer chez vous » qu’elle a elle-même organisé. Je ne connaissais pas ce type de projet mais dès que j’ai lu son projet j’ai demandé à y participer. Je trouve l’idée super. J’ai beaucoup aimé écrire mon article et lire le sien sur le même thème, surtout que nous nous rejoignons pas mal finalement, et ça m’a touchée (comment ça il m’en faut peu ?!). Je vous invite à découvrir par la même occasion son blog  si l’article vous a plu, ce dont je ne doute pas ! 😉

Un autre duo a écrit ses articles sur l’allaitement, vous pouvez lire les articles de Veux Pas et de Chronique de Mam’s.