Vous savez déjà à quel point j’essaie de lutter contre les violences envers les enfants, physiques ou verbales, volontaires ou non, au travers de ce blog. J’essaie,  de sensibiliser les gens qui passeraient par là, j’essaie de temps en temps de glisser une petite phrase, ce genre de phrase qui me pousse à me remettre en question quand je vais trop loin, qui me fait réaliser que parfois mon comportement est disproportionné.

Mais dans la vie de tous les jours, comment pouvons nous agir ? Et surtout, quand pouvons nous agir ?

Je ne parle pas uniquement des violences ici, mais de tout ce qui peut mettre en danger ou faire du mal à un bébé, un enfant.

Il y a quelques temps, le comportement de parents qu’on connait de loin (vive Facebook et les connaissances qui deviennent des « amis ») nous a contrariés, mon chéri et moi. Leur bébé était malade et ils refusaient de l’amener aux urgences. Rien de grave ? Ou peut-être que oui ? J’étais un peu contrariée et après un petit commentaire les poussant sans les stresser à aller consulter pour un si petit bébé, j’ai un peu laissé tomber. Mais mon chéri n’arrêtait pas d’en parler, il était même un peu en colère. En voulant le calmer je lui ai dit :

« Arrête de te contrarier, ça ne nous regarde pas ».

« Et bien sûr que ça nous regarde ! ça regarde tout le monde ! »

Comme il a eu raison de dire ça ! Mais comme dans la réalité les choses ne sont pas si simples…

Oui il fallait que quelqu’un agisse et leur mette un petit coup de pied aux fesses pour qu’ils aillent montrer leur bébé à un médecin rapidement, mais comment faire quand ce ne sont que des collègues ou des vagues connaissances ?

A partir de quand pouvons nous agir ? Si ma nièce est en danger je ne me priverai pas d’en parler à mon frère, si le fils de mes amis a quelque chose qui m’inquiète j’essaierai sûrement de leur en parler du mieux possible et sans les inquiéter,… Mais pour les autres ? Je ne peux pas m’immiscer dans la vie de gens que je ne connais que peu ou pas du tout. Je ne peux pas dire à cette cliente qui massacre son fils que lui donner cinq gifles violentes n’arrangera rien à son comportement, je ne peux pas dire à ces parents qui donnent leur smartphone à leur bébé avec une vidéo pour qu’il se taise que ce n’est pas bon,…

Revenons en à Facebook, à partir du moment où le parent s’expose sur les réseaux sociaux est ce que d’un coup ça nous regarde ? Puisque nous sommes au courant, ne sommes nous pas obligés de donner notre avis ?

A partir de quand ça nous regarde ?

Si les enfants, et encore plus les bébés, ne peuvent pas dire ce qui ne va pas, ne peuvent pas exprimer clairement leur mal être, leurs peurs, leurs peines,… à partir de quand peut on s’en mêler pour eux ? Doit on attendre les extrêmes ? Et même dans les extrêmes, combien d’enfants battus ne sont pas signalés parce que « ça ne nous regarde pas » ?

Alors voilà, je vous pose la question : à partir de quand ça nous regarde ? Comment et quand agir quand on voit des choses qui nous contrarient ? Si pour certains donner des gifles est une méthode d’éducation ça n’en reste pas moins néfaste, si pour certains consulter un médecin n’est pas indispensable, ça n’en reste pas moins vital dans certains cas,…

Vous en pensez quoi, vous ?

Comment réagiriez vous si quelqu’un se permettait de vous donner son avis sur votre façon de vous occuper de votre(vos) enfant(s) ?