Voilà plusieurs mois que le « non » a fait son entrée discrète dans la bouche de notre fille.

Mais voilà une semaine, soit exactement pour ses 16 mois et demi, qu’il s’impose tout au long de la journée…

« – Tu viens ? On va mettre les chaussures.

– Non !

– Mais si, pour aller promener !

– Non, non, non ! »

Et la voilà qui part en courant et en se marrant… Si je l’attrape pour lui mettre ses chaussures, elle crie, se débat,… Bref, un vrai moment de bonheur !

Non, elle ne veut pas dormir. Non, elle ne veut pas venir. Non, elle ne veut pas m’aider à ranger. Non, elle ne veut s’habiller, manger, faire un bisou à Papy, ramasser son doudou,…

Et ce n’est pas tout ! 

Si les choses s’arrêtaient au « non », ce serait un peu embêtant mais rapidement contourné : laisser des choix, la laisser faire seule,… Mais il faut qu’au delà du « non » se rajoute l’opposition dans toute sa splendeur.

Par exemple : il lui est interdit de monter sur la table : je peux vous dire que depuis une semaine elle y monte sans arrêt !

J’ai tout essayé : le « non » ferme, le « stop » dès qu’elle s’approche de la table, l’explication, me mettre à son niveau et lui prendre les mains pour lui re(re-re-re)dire, lever le doigt pour dire non (ce qu’elle refait vraiment très très bien !). Mais il n’y a rien à faire… Elle montre la table et, le doigt levé, dit « Non, non, non ! » puis elle monte en me regardant…

Alors je lui demande de descendre de la table, optimiste que je suis. Donc, logiquement, elle s’y met debout et danse, sautille, se promène, tape des pieds,… Donc je me lève et use (encore et encore) d’une des techniques précédemment citées et dès que je retourne à mes occupations elle me regarde et remonte en riant.

Ô rage, Ô désespoir, Ô-pposition ennemie. N’ai je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Voilà, Madame l’opposition est bel et bien là et on va devoir cohabiter quelques temps… Pourvu qu’elle ne squatte pas trop longtemps… 😉