Bilan du premier trimestre de grossesse.

Ce premier trimestre est terminé. En écrivant ces mots je me rends compte qu’un tiers du chemin vient d’être fait. Déjà ? Enfin ? Je ne sais pas trop. Ce premier trimestre est terminé et j’en suis plutôt contente.

L’angoisse de la grossesse extra utérine était tellement présente que mes sentiments étaient complètement chamboulés lorsque j’ai appris que j’étais enceinte. Je me suis même sérieusement demandée si on aurait pas mieux fait d’attendre un peu. Avant même de faire ce test pipi (très très légèrement positif) et la prise de sang, je le savais. Contrairement à ma fille pour qui j’étais persuadée de ne pas être enceinte, là je le savais. Comme pour ma GEU j’ai été essoufflée très rapidement (plusieurs jours avant la date présumée des règles).

Alors on a commencé à compter les semaines et les échographies…

Dès l’annonce de la bonne nouvelle, je ne pensais qu’à une chose : vérifier que l’œuf était bien placé. Pour cela il fallait attendre 5 semaines d’aménorrhée.

Première échographie : il y avait bien quelque chose, bien placé dans l’utérus. Mais pas le temps de dire ouf. Il faudra revenir car c’est trop tôt pour voir si la grossesse est évolutive. Est ce trop tôt à cause d’une ovulation tardive ou est ce une grossesse qui n’évolue pas ? Une semaine à attendre.

Seconde échographie (5 SA) : tout va bien. Ovulation tardive confirmée (1 semaine de décalage d’où le stress de la première écho). On voit bien ce qu’il faut voir et non mon cerveau n’a pas imprimé les termes employés par l’échographe. Mais tout va bien. Cependant… Mon docteur n’étant pas disponible, j’ai eu un rdv la semaine suivante pour… une échographie avant d’aller la voir ! Euh… pourquoi une échographie ? On ne m’a pas dit… Je n’en sais rien et cette question en suspens n’a fait que m’obséder.

Troisième échographie (6 SA) : Tout va très bien et cette fois-ci j’ai même pu entendre le petit cœur de ce que j’appelle à ce moment-là « ma tâche » (ce n’est pas très beau, mais à 6 SA on ne voit qu’une tâche !). Mais comme rien n’est jamais simple… retard d’accolement. Ma gynécologue m’a donc dit de me reposer le plus possible, de ne pas porter, d’être sage. Toujours rassurante, elle me dit de ne pas m’inquiéter et qu’à ce stade de la grossesse c’est fréquent.  Rdv dans 3 semaines…

Quatrième échographie (9 SA) : la tâche ressemble plus aujourd’hui à une grosse crevette. Tout va bien, il/elle grandit bien. Mais… retard d’accolement encore et toujours. Arrêt de travail, repos obligatoire : ne pas porter, éviter la voiture au maximum, se reposer au maximum. Rdv dans 3 semaines… Du coup, j’ai aussi perdu mes contrats et je ne reprendrai le boulot qu’en janvier.

Le temps qui passe est rassurant.

Mon allié : le temps. Chaque semaine je me dis que j’ai moins de chance de perdre ce bébé.

Mon second allié : l’expérience. Pour ma fille, j’ai eu droit à ce « retard d’accolement placentaire », au repos forcé dès le début. Je me dis que ce n’est pas grave, même si j’ai plus peur cette fois que lors de ma première grossesse. Étrangement, si j’ai peur de perdre ce bébé, j’ai aussi terriblement peur de la réaction de ma fille si il m’arrive encore un « soucis médical ». Elle reste depuis janvier très inquiète pour moi, me demande si j’ai mal au ventre, si ça va, si je suis triste… J’aime son empathie mais je déteste la voir s’inquiéter pour moi.

Et puis le soulagement.

Le troisième mois arrive, l’échographie du premier trimestre aussi. La première pour beaucoup, la cinquième pour moi. On n’a certes pas su le sexe ce jour-là, mais on a appris que l’accolement placentaire était enfin terminé, que le bébé grandissait bien. Soulagement.

Au revoir la peur, ça fait du bien. On a enfin pu l’annoncer à tout le monde, arrêter de se cacher. Et j’ai pu commencer à apprécier la grossesse, réellement (malgré les nausées et tout le tralala…).

La fin du premier trimestre, ouf !

Je trouve que ce premier trimestre est passé très très vite. Il faut dire qu’on ne voit pas trop passer le temps aussi. Mais en même temps, je suis ravie qu’il soit terminé. J’attendais ce moment en me disant que je serai beaucoup plus sereine. C’est le cas et ça fait du bien.

Avant de finir le troisième mois j’ai eu la chance de sentir les premiers coups de bébé2. Environ 2 semaines plus tôt que pour ma première grossesse. Même si les coups étaient encore à peine perceptibles et rares, ils m’ont remplie de joie et ont fini de balayer le stress qui entourait cette grossesse.

Puis sixième échographie le jour du début du quatrième. J’y suis allée sereine pour la première fois. Et cette fois, on a su :

C’est une fille !

Nous sommes évidemment les plus heureux  et non nous ne voulions pas un garçon à tout prix.

La grossesse en elle-même :

  • J’ai pris beaucoup plus de ventre que pour ma fille dès le début du 3ème mois. Je n’ai pas de photos de la première grossesse, cette fois-ci ce ne sera pas le cas !
  • Beaucoup moins de nausées, j’en ai eu certes mais je pouvais manger au moins cette fois. Pas de perte de poids et seulement 500g de pris à 16 sa.
  • Par contre, beaucoup d’essoufflement au repos ou pas. Ce qui m’a valu un contrôle cardio mais tout va bien.
  • La sciatique, fidèle compagnon de grossesse, est revenue cette fois encore.
  • Les premiers coups sont apparus à 14 sa cette fois-ci (environ 16 sa pour ma fille).
  • La fatigue extrême des trois premiers mois s’estompe. Si je me couche encore parfois très tôt, c’est surtout pour compenser les quelques réveils nocturnes de ma fille, ses réveils à l’aube et mes 2-3 réveils-pipi de la nuit…
  • Et comme je vous l’ai dit : beaucoup de stress et d’angoisses jusque là. J’étais pourtant très zen pour ma fille. Mais aujourd’hui, c’est derrière nous !

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