Grossesse & Parentalité

Les rituels : un peu, beaucoup, trop ?!

Quand on devient parent, on nous parle d’instaurer des rituels, des routines afin de rassurer l’enfant. Ainsi il sait ce qu’on va faire après, c’est rassurant pour lui et lui permet de gagner en autonomie.

Des rituels oui… mais jusqu’à quand ? Et jusqu’où ?

Les rituels sont très importants pour ma grande (quasiment 4 ans). Elle les modifie parfois d’elle-même mais il est difficile pour elle d’en déroger. Et quand un truc ne se passe pas bien c’est souvent la crise.

Parfois, les gens s’impatientent ou ne comprennent pas. Pourtant c’est simple : faire tout et dans le même ordre est rassurant. J’ai parfois été moins patiente, en la bougeant ou en modifiant les rituels sans son accord… évidemment c’est la crise le plus souvent.

L’écoute et l’observation.

Pour faire face à sa sensibilité et pour la laisser garder le contrôle sur ses rituels, il faut que nous soyons à l’écoute de ce qu’elle dit ou de ce qu’elle fait. Car elle ne dit pas clairement les choses, elle les fait et lui dire non ! ou vite ! va enlever le côté rassurant de ses rituels.

Ce n’est pas toujours simple de comprendre que c’est un rituel… Parfois elle peut se mettre en colère ou pleurer pour rien (en apparence). On ne connait pas toujours tous les trucs, surtout si ils sont nouveaux. Et parfois les crises partent de là : on fait des choses logiques mais sans savoir qu’elle devait faire autre chose avant, sans savoir que c’était hyper important ce truc-là.

La patience.

Vu le nombre de rituels et la longueur de certains, il vaut mieux être (très) patient ! Le fait de partir plus tôt pour flâner et escalader, l’obligation d’arriver en avance à l’école pour jouer, les phrases à rallonge (les mêmes tous les soirs) au coucher, etc. Il faut vraiment s’armer de patience…

Il y a des jours où on perd notre patience (surtout quand on perd aussi nos heures de sommeil) et c’est le drame assuré. Le soir souvent, quand je m’exaspère qu’elle me répète fort sa phrase sans fin alors que sa sœur dort, son père me dit « ne t’énerve pas, si tu la laisses finir elle s’arrête« . Et il a raison.

La patience, vous dis-je. C’est la clé si votre enfant est aussi routinier !

On s’inquiète ?

Je n’ai pas de réponse officielle, médicale ou psychiatrique… Non, c’est juste mon avis de maman.

Non ! On ne s’inquiète pas ! Si utiliser des routines permet de faire retomber l’angoisse, pourquoi l’en priver ? Tant que ça ne devient pas envahissant au point de ne plus pouvoir vivre normalement, tout va bien je pense. Les rituels doivent pouvoir rester des sources de réassurance et pas être à l’origine d’angoisses.

Et puis, personnellement je suis comme elle. Je ne suis pas maniaque (n’est ce pas mon cœur ?!) mais j’ai des habitudes que je déteste qu’on dérange. Certains objets sont rangés d’une façon qu’il faut respecter. J’ai aussi beaucoup de rituels mais que personne ne voit puisque je suis une adulte, donc autonome. Je fixe sur les heures, j’ai du mal à faire une action avant l’heure. Bref, les chiens ne font pas des chats !

Des outils ?

Pour les enfants angoissés, les aider à instaurer un rituel à un moment difficile de la journée peut leur permettre de trouver la routine dont ils ont besoin.

Pour l’école, en petite section, elle aimait bien qu’on se dessine un cœur chacune sur le poignet. Sûrement que ça la préparait à la séparation et lui rappelait que je n’étais pas loin. Elle me le redemande parfois d’ailleurs.

Je pense qu’il est bénéfique de suivre les petites habitudes (bizarres ou pas) de nos enfants et pourquoi les aider à trouver une routine rassurante pour eux.

Cet été, j’ai reçu Les rituels de la journée* des éditions Mango.

La boîte comprend un livret d’accompagnement pour les parents, 4 checklists à personnaliser et 56 magnets assez variés. Il est simple de pouvoir afficher les routines, autonomiser l’enfant et lui permettre de vérifier et valider les actions faîtes.

Ici le système a bien marché pour motiver Yuna à se préparer le matin pour l’école ou le soir pour le coucher. En la rendant autonome « tu en es où de ta liste ? Tu as retourné quels aimants ? » elle s’est prise au jeu et on a passé une jolie phase de rébellion en douceur.

*produit offert par la marque.

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