Les droits des autres.

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de l’avortement. J’ai hésité à en parler… C’est un sujet qui me semble loin mais qui pourtant me touche. Non pas parce que je me sens directement concernée, mais parce que c’est un débat qui n’a pas lieu d’être selon moi. La lutte contre les droits des autres m’exaspère vraiment. C’est un article différent des autres aujourd’hui. J’espère que vos commentaires resteront bienveillants malgré les avis qui peuvent diverger. Sachez le d’avance, tous les propos haineux ou irrespectueux seront supprimés (ouais je suis la dictatrice de mon blog).

Je ne comprends pas certains débats.

Autoriser ou non l’avortement ?

Autoriser ou non la PMA  ou l’adoption pour tous les couples ?

Et autoriser ou non le mariage homosexuel ?

En fait, ce n’est pas le débat en lui même qui me gêne puisqu’il permet de faire avancer les droits des uns et des autres. Ce que je ne comprends pas, ce sont les luttes contre l’évolution  des droits des autres !

l’avortement et moi…

Je n’ai jamais eu à avorter et je croise les doigts pour n’avoir jamais à y songer. Je ne suis pas contre l’avortement, je pense que les femmes ont le droit de décider, de maîtriser leur corps. Oui ça me contrarie d’entendre que des jeunes femmes ont avortés plusieurs fois parce qu’elles ne prenaient aucune contraception, oui ça m’a contrariée lorsque je n’arrivais pas à tomber enceinte de savoir que quelqu’un avait avorté suite à une relation non protégée,… Mais cela ne me permet pas de juger, de vouloir faire interdire.

Je ne suis pas croyante mais j’aime la vie. Je ne suis vraiment pas sûre d’avoir la force d’avorter si la question devait se poser car c’est une vie qui grandirai en moi. Facile à dire quand on est heureuse en couple et que cette vie serait donc le fruit de notre amour… Pourtant je comprend que l’on puisse désirer d’avorter, en couple ou pas, et je regrette que si peu de femmes aient un accès légal à l’avortement.

Comment peut-on envisager lutter contre les droits des autres ?

Je reçois beaucoup de communiqués de presse via ce blog. Mais un jour, j’ai reçu celui de la Manif Pour Tous. Je ne réponds pas lorsque les sujets ne me concernent pas, mais là j’ai répondu. Je leur ai demandé de supprimer mon mail de leur listing et expliqué à quel point j’étais en désaccord avec eux. Ils doivent n’avoir rien à faire de mon avis, mais ça m’a fait du bien (et je n’ai plus rien reçu). Déjà le nom « manif pour tous »… je ne comprends pas. Ce n’est pas pour tous, c’est contre les autres.

Je ne supporte plus les propos haineux concernant ces sujets là.

Chacun(e) doit pouvoir décider de sa vie : d’avorter, de se marier librement avec l’homme ou la femme qu’il/elle aime, d’adopter si il/elle le désire ou d’avoir accès à la PMA ou la GPA. En quoi cela peut gêner le voisin ? Voir les autres s’épanouir et être heureux dans une conception de la vie différente de la notre est ce improbable ?

Mais surtout, en quoi cela nous regarde ?

Que la voisine ai avorté un jour ou l’autre ne me regarde pas. C’est son corps, sa décision, sa vie. Elle ne fera pas parti de ces gens qui disent avec un dépit complètement assumé : « on ne voulait pas de bébé, mais voilà il est là… » devant son enfant et le laisse grandir comme une herbe folle.

Je suis révoltée de voir qu’une des deux mamans d’une petite fille que j’ai eu en accueil n’ai pas de droit sur sa propre fille. La petite ne dort qu’avec le foulard de sa maman, mais elle n’est pas sa mère ?

J’ai le cœur lourd lorsque je lis le nombre de femmes qui meurent à cause des avortements illégaux.

Je me sens triste lorsque je vois des couples qui désirent être parents mais qui n’en ont pas réellement « le droit ». Ces couples là qui luttent, voyagent à l’étranger, rêvent d’être une famille.

Triste et en colère.

Cette façon de penser que notre vision de la vie, nos habitudes  sont les seules valables m’exaspère.
Et à côté de cela, des enfants sont frappés, battus, violentés physiquement et/ou psychologiquement. Mais ça, on ne dit rien. Je n’étais pas une enfant battue mais les choses n’étaient pas toujours très normales. Vous savez ce qu’on m’a dit quoi une fois adulte ? « On savait, mais ça ne nous regardait pas. On ne pouvait rien dire… ».

Le voisin qui tape sa femme, on le sait, on ne l’aime pas. Combien vont tenter d’aider sa femme ? Mais surtout combien vont fermer les yeux parce ça ne nous regarde pas ?

Et à côté de ça, d’autres manifestent et luttent pour la suprématie de la famille traditionnelle et le respect de la vie dès la conception ? Ceux qui s’appellent « les survivants » et luttent contre l’IVG, luttent ils aussi contre les violences faites aux enfant ? Parlent-ils des 155 000 enfants de 15 ans ou moins qui décèdent chaque année des suites de maltraitances et de négligences ?! Ces enfants là ne sont pas de survivants, pourtant il n’a pas été question d’IVG…

Je m’arrête là parce qu’on pourrait parler encore de tellement de sujets… Les religions, les coutumes, les modes d’alimentation,… Tellement de sujets qui font que les gens se battent les uns contre les autres alors que ça ne nous affecte pas…

Alors qu’on pourrait simplement s’aider et s’entraider ! ♥

#eternelleoptimiste

4 réflexions sur “Les droits des autres.

  1. Claire dit :

    Oh là là, comme je te rejoint et que je partage ton point de vue!
    Le problème de ces personnes généralement, c’est qu’elles ne sont pas bien dans leur basket et du coup n’accepte pas qu’il n’en soit pas de même pour les autres. Ce sont des personnes qui ne viennent pas leur vie pour elle même et j’en suis bien triste pour elle.
    C’est un aussi comme l’euthanasie. Après je comprends que ce soit un débat difficile, notamment la GPA parce que ça implique beaucoup de chose.
    Mais comme tu le dit vraiment très bien tout ce qui concerne la maltraitance ça passe un peu à l’as alors que ça me parait fondamental.
    Quand on sait qu’en 2005, 2 loi ont été voté, celle pour la prévention de la délinquance et celle pour la protection de l’enfance. Bizarrement, seul les crédit pour la prévention de la délinquance ont suivi. Alors que on, la prévention, si elle était fait en amont et en prévention primaire, ça serait beaucoup plus efficace mais aussi bien plus difficile a quantifier sur le court terme ce qui n’intéresse pas les politiques.
    Bon, je vais m’arrêter là, parce que sur ce genre de sujet je pourrais en parler des heures.
    En tout cas, merci pour ce bel article 🙂

    • Famille Plume dit :

      Il y a tellement de sujets de ce style qui devrait rassembler les gens, qui devraient nous pousser à nous battre pour les uns et les autres… Et non pas le contraire ! Merci pour ton commentaire 😉

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