Le temps n'a plus de sens avec toi.



Le temps n’a plus de sens avec toi. 


Il y a un an jour pour jour, on apprenait aux futurs grands-parents que tu étais là. Un brin de muguet dans lequel on avait glissé deux petits chaussons : un rose et un bleu puisqu’on ne savait pas si tu étais un garçon ou fille. Ce jour-là, j’ai l’impression que c’était hier. Tu n’étais qu’une petite crevette dans mon bidon mais tu prenais déjà beaucoup de place dans nos pensées et nos cœurs. 

Même si ma grossesse s’est déroulée dans le canapé de notre chez nous, même si je ne savais pas bien quoi faire allongée j’ai adoré ces mois où je ne pensais qu’à prendre soin de toi. J’ai trouvé à m’occuper (ici pour les futures mamans qui s’ennuient !) et j’ai surtout regardé pousser mon petit bidon qui a voulu se cacher bien longtemps. Le temps me semblait long sur le coup, mais maintenant je me dis que c’est peut-être passé trop vite…


Déjà quatre mois jour pour jour, tu nous montrais ton joli visage, tes beaux yeux noirs (Mamie C. qui va lire ça te dira qu’ils étaient bleus marine), tes petites mains minuscules,… Bref tu es arrivée et tu nous as comblés de bonheur.

Déjà quatre mois… Hier tu souriais, aujourd’hui tu rigoles. Chaque jour qui passe est fait de nouveautés que seuls ton papa et moi pouvons remarquer : ta façon d’attraper, ta façon de regarder, tes petits sourires coquins, ton rire quand on fait les pitres, ta façon de t’amuser avec ton biberon,… Ces petites choses qui semblent si normales chez un bébé mais qu’on découvre jour après jour avec toi. 

Le temps n’a plus de sens depuis que tu es dans nos vies, les jours sont des heures, les heures des minutes, les minutes des secondes. 
Je peux jouer avec toi jusqu’à ce que je vois que tu fatigues et te laisser dormir dans mes bras des heures sans que je m’en lasse (bon ok, j’ai mal aux bras quand même). 

Déjà quatre mois, dans quatre mois je reprendrais le travail et tu découvriras la crèche. Je sais qu’il le faut, que c’est dans l’ordre des choses, que c’est pour ton bien, etc. Mais je n’en ai pas envie. Égoïstement j’aimerai reculer ce moment au maximum. Parce qu’aujourd’hui je me rend que quatre mois viennent de s’écouler et que je n’ai rien vu passer… 


Le temps n’aura plus jamais de sens car maintenant que tu es là j’aimerai arrêter le temps chaque jour, j’aimerai ne jamais oublier le moindre des moments que l’on passe ensemble. 
Pourtant je sais que les moments à venir seront tout aussi magiques et je me languis de te voir grandir, changer, parler, marcher,… 

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