Le jour où on a vu ses yeux…

4cf3b-1_285400_1429002890Non, je ne vais pas vous raconter mon accouchement mais simplement la naissance de ma fille. Pour deux raisons : j’estime que l’accouchement doit rester un moment entre nous et en plus je ne trouve pas cela intéressant pour d’autres que nous.

Tout d’abord, comme je le disais dans mon article précédent, c’est le 31 décembre que ma fille a vu le jour. Probablement pour embêter sa maman qui ne voulait pas de jour particulier, et pour embêter son tonton et sa marraine qui devaient passer le réveillon avec nous !

Étrangement, comme pendant toute ma grossesse, je n’étais pas du tout stressée. Impatiente, ça oui ! Vu le nombre de fois où on a cru que c’était le grand jour, on commençait un peu à s’impatienter ! 😉

Futur-papa qui n’arrêtait de dire « allez ! je veux la voir ! Tu vas voir quand tu dors je vais t’appuyer sur le ventre pour qu’elle sorte ! et demain je te fais marcher et faire du ballon ! » n’était plus aussi serein et commençait à se rendre compte de ce qu’il se passait… « Ah c’est maintenant ? On va vrai-ment avoir un bébé ?!« 

Lorsque le moment de l’accouchement est enfin arrivé (après 8 heures d’attente…) je redoutais que mon bébé soit laid… Je ne m’inquiétais toujours pas de cet accouchement plus qu’imminent mais je me disais que les bébés qui naissent par voie basse ne sont pas beaux : rouges, boursouflés, etc. Pour ma défense, mes petits frères sont nés par césarienne et étaient supers beaux (super objective la fille…). Donc dans ma petite tête, si ma fille naissait par voie basse, elle ne serait pas belle !

Alors la première pensée qui m’a traversée l’esprit lorsque le médecin a posé ma fille -minuscule- sur mon ventre était « Ouf ! Elle est belle ! »

Elle n’était ni rouge, ni difforme et sa petite tête était toute ronde (malgré la ventouse) ! J’ai poussé un soupir de soulagement en la voyant. Pas parce que l’accouchement était fini, mais parce qu’elle était là, devant moi, et qu’en plus je trouvais que c’était le plus beau bébé du monde ! Toujours super objective bien sûr ! 😉

J’ai retenu mes larmes et n’entendais plus ce qu’il se passait autour de moi. Le gynéco a parlé au pédiatre pour savoir si il devait attendre qu’elle crie et… elle a crié ! Ce petit cri qui m’a serré le ventre…

Futur-papa est devenu Papa et j’ai bien vu qu’il retenait ses larmes aussi. Il ne savait pas où se mettre : près du bébé avec le pédiatre ou de moi ? Il était inquiet pour moi, mais j’allais vraiment bien ! Fatiguée mais tellement bien ! Je voulais juste qu’ils finissent vite ce qu’ils faisaient avec ma fille et me la rendent. Je voulais la voir, l’admirer…

Puis on m’a posé ce petit bébé magnifique sur la poitrine. Elle avait les yeux grands ouverts et semblait me regarder. Elle a mis son pouce à la bouche (ce qu’elle ne fait plus depuis). Et puis on est resté là à se regarder pendant un grand moment. Impossible de détourner mon regard de ses grands yeux noirs.

Je suis retombée amoureuse.

D’abord du papa. C’est lui qui m’a donné cette petite chose, ce Mini-nous dont je rêvais… C’est grâce à lui que j’étais aussi heureuse, comblée. Et de ma fille bien sûr !

Je savais que j’allais l’aimer, je l’aimais déjà avant qu’elle ne naisse. Mais quand je l’ai vue, c’est comme si le mot « aimer » n’avait plus le même sens. Je les ai aimés tous les deux à un point que je ne pensais pas possible.

Aujourd’hui, elle a un peu plus de 3 mois, et rien n’a changé de ce côté là : mon cœur se serre toujours pour cette petite boulette.

Par contre, la seule chose que je regrette c’est de ne plus me souvenir de son premier cri. J’y ai réfléchi pendant des heures mais non, je ne m’en souviens plus et ça m’a rendue un peu triste…

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