Intolérance aux Protéines de Lait de Vache… ou pas ?

Nous n’avons de diagnostic ni de mots clairement prononcés par un médecin. Nous nous fions à nos ressentis et à nos observations uniquement pour dire que Linoa ne tolère pas bien le lait de vache. Si je souhaite en parler ici, c’est que je me suis trouvée démunie face à ses soucis, jusqu’au jour où on m’a parlé d’Allergie et d’Intolérance aux Protéines de Lait de Vache (APLV et IPLV pour les intimes).

Reprenons du début…

Notre grande, Yuna, a souffert de reflux très tôt, le lait anti-régurgitation a calmé sa douleur et atténué les reflux assez rapidement.

Elle avait malgré tout toujours un bavoir ou des habits sales jusqu’à ce qu’elle tienne debout. 

Avant de passer au lait AR, le pédiatre répétait que ça passerait. Nous avions du insister un peu pour qu’il prenne en compte ce qu’on racontait.

La naissance de Linoa.

Lorsque Linoa est née, après ma tentative d’allaitement, elle a eu des reflux dès le premier biberon. J’avais beau en parler au personnel, on me répondait sans cesse que c’était les glaires, que c’était normal puisqu’on n’aspire plus les bébés. Elle va évacue ses glaires !, Elle a du trop boire !, me disait-on. Bon, je veux bien mais je ne dormais quasiment pas car quand elle crachait je devais la changer entièrement. Pas comme sa soeur pour qui un bavoir suffisait (par crachouilli hein, pas par biberon), non il fallait changer Linoa totalement.

Je dormais donc à moitié, me réveillant en sursaut à chaque bruit suspect pour éponger avant qu’elle ne soit mouillée. Dès le départ j’ai senti l’histoire du reflux qui revenait pointer le bout de son nez.

Les deux premiers mois.

Bien entendu, les crachouillis n’étaient ni des glaires ni du trop plein et ils se sont amplifiés… Comme pour Yuna, nous avons suivi notre pédiatre qui semblait plus à l’écoute cette fois. Très rapidement nous sommes passé au Galliagest (épaissi) qui n’a calmé le problème que quelques jours.

Puis au Gallia AR + gaviscon qui ont semblé marcher… Mais les maux de ventre sont arrivés, les alternances diarrhés/constipation, l’impression qu’elle souffrait sans cracher pour autant (reflux interne et/ou maux de ventre ?). J’ai d’abord cru à des coliques mais ça semblait différent.

A deux mois environ, elle n’arrêtait pas de pleurer. Je ne pouvais même plus la poser… J’ai appelé mon pédiatre qui m’a dit que c’était certainement la caroube (l’épaississant) contenue dans le lait qu’elle ne supportait pas. Il m’a conseillé le Guigoz AR + Gaviscon, dès le premier biberon ça a été encore pire : reflux ++, pleurs ++, impossible de la poser, etc.

J’ai donc tenté le Galliagest + épaississant sans caroube : idem.

Je me sentais impuissante, je ne comprenais plus, je ne savais plus quoi tenter pour l’apaiser. Mes allers-retours à la pharmacie pour tenter quelque chose, les yeux bouffis et rouges de la voir tant souffrir m’ont permis au moins de devenir pote avec les pharmaciennes !

Les réponses du pédiatre me mettaient hors de moi, aucune aide, rien ! Le reflux c’est normal, ça finira par passer. On ne peut rien faire de plus là. C’est facile pour toi dans ton cabinet, mais moi je suis là avec ma fille de deux mois qui souffre, qui pleure, qui crache, qui pleure encore, qui ne dort quasiment plus,…

Il y a eu vous.

Sur Instagram, où je parlais de ses soucis et de cette solution qui ne venait pas, vous m’avez parlé d’IPLV et d’APLV, de lait de riz, de chèvre,…

Les premiers temps je n’y ai pas cru, j’ai mis cette hypothèse de côté jusqu’au moment où c’était un truc à tenter.

J’ai donc été (encore) à la pharmacie prendre du Modilac Riz AR. L’effet a été immédiat : elle allait beaucoup mieux ! Au fil du temps, tous les symptômes se sont atténués jusqu’à disparaître.

Si vous saviez comme je suis reconnaissante de cette aide, de vos mots, de votre soutien et envers toutes celles qui m’en ont parlé !

Et le pédiatre.

Puis il y a eu le pédiatre, qui n’a rien dit lorsque j’ai parlé de lait de riz. Il n’a pas semblé convaincu pourtant nous l’avons vu nous la différence ! Oh le reflux passe, c’est une histoire de temps. Non ! Ce n’est pas passé tout seul j’en étais convaincue !

6 mois, la réintroduction des PLV… ou pas.

Lors de ses 6 mois, il m’a dit de réintroduire les PLV avec les yaourts. Puis sans réaction de sa part la repasser sur un lait classique.

Les trois premiers jours se sont très bien passés. Puis sont apparus jour après jour : boutons rouges, pleurs, reflux, diarrhées,… Au bout de 6 jours nous avons arrêtés de nous-même.

Elle a donc bien une intolérance aux protéines de lait de vache.

Encore une fois, quelques jours après l’arrêt tout est redevenu normal. Alors je trouve la coïncidence bien grosse, surtout deux fois. Je ne donne pas de produits contenant des PLV à Linoa, pas pour le moment en tout cas.

Alors je ne parle pas d’allergie parce qu’elle n’a eu aucune réaction sur les trois premiers jours. Je me trompe peut être, l’essentiel pour moi est juste de savoir que pour l’instant les PLV lui font du mal.

J’ai trouvé à la pharmacie des desserts au lait de riz de la marque Modilac, qui lui conviennent très bien.

Puisque nous n’avons pas eu de soutien ou l’impression d’être écoutés, nous faisons au feeling et en fonction de nos lectures. Nous connaissons notre fille et nous sommes les mieux placés pour voir quand elle va bien ou pas, ce qui lui fait du mal ou pas. J’ai longtemps hésité à écrire cet article car je ne suis pas légitime à poser un diagnostic sur ma fille. Mais je suis plus légitime qu’un médecin pour dire qu’elle est mieux sans PLV.

Encore mille mercis à celles qui m’ont guidées et soutenues.

2 thoughts on “Intolérance aux Protéines de Lait de Vache… ou pas ?

  1. Il peut arriver que des réactions allergiques se fassent avec retard (ma mère fait ça, l’allergologue s’amuse bien avec son cas), mais c’est rare donc c’est vrai que le plus probable pour ta petite est la « simple » intolérance.
    Je ne compte plus les témoignages comme le tien de médecins minimisant les symptômes décrits par les parents, ça me tue. Mes fils ont eu de simples reflux qui passaient avec l’âge, et c’était déjà parfois difficile, alors j’imagine ce qu’endurent les petits avec des RGO qu’on ne soulage pas 🙁

    1. Le sentiment d’impuissance qu’on ressent est renforcé par les médecins en fait. Ils sont là à faire comme si tout était normal… Non un bébé qui souffre ce n’est pas normal. C’est peut être fréquent mais ce n’est pas normal !

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