Grossesse

Et si ?

La grossesse, les nuits hachurées et les milliards de questions qui s’emmêlent dans mon cerveau fatigué ne font pas bon ménage. Quand je sens ma petite L. bouger j’adore, je profite, je joue avec elle. Puis je fatigue et j’aimerai bien dormir en fait… Alors je me dis que j’aimerai bien qu’elle arrête un peu de bouger, remuer, taper, etc. Et puis les Et si ? commencent et ont du mal à s’arrêter…

Et si… ?
ou Les nuits d’une femme enceinte (les miennes du moins…)

Et si elle ne bougeait plus, m’en rendrais-je compte ?

Si les choses ne se passaient pas bien, comment pourrais-je, pourrait-on le supporter ? Comment pourrions nous en parler à notre fille ?

Et si je devais être alitée, comment gérer ma fille de 2 ans et demi ?

Ou pire, si j’étais hospitalisée ? Comment réagirait-elle ?

Et si bébé arrivait trop tôt ? Comment gérer la peur, comment m’occuper correctement d’un prématuré hospitalisé -ou pas- et de ma fille ?

Mais non… tout se passera bien !

Et si, pour ne pas perturber ma fille à cause de fausses alertes j’attendais trop avant d’aller à la maternité ? Et si petite L. arrivait trop vite ? à la maison, dans la voiture,… Et si le chéri n’avait pas le temps de rentrer du travail ?

Et si elle n’était pas aussi « parfaite » que sa grande sœur ? Si je n’arrivais pas à la comprendre, que je ne savais pas faire avec deux, que je l’aimais moins ? Et si ma grande était jalouse, supportait mal la rentrée à l’école et l’arrivée de ce bébé envahissant ?

Ou encore, si je décide de l’allaiter mais que je n’y arrive pas ? Et si elle ne faisait pas ses nuits avant longtemps et réveillait ma grande pendant des mois ?

Mon cerveau ne me laisse-t-il donc aucun répit ?! Je veux juste dormir… Aïe ! Mais il faudrait qu’elle bouge moins pour que je puisse m’endormir…

Et si…?

Foutu cerveau qui pense trop, foutues pensées qui tournent,…

Ma solution : la relaxation.

Je commence par chasser ces pensées, je positive. Personne n’est à l’abri d’un soucis, mais y penser ne sert à rien.  Les jambes surélevées pour moins sentir les contractions, les mains sur mon ventre comme je le ferai pour l’apaiser si elle était là, je me calme. Je sais que je serai nostalgique de ces moments-là dans quelques mois. Je respire lentement, je concentre mes pensées sur ses mouvements, sur ma respiration. Elle s’apaise, moi aussi. Et je finis par m’endormir, enfin !

Je ne suis sûrement pas la seule dans ce cas, bon courage les futures mamans ! 

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